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Accord de libre-échange, un intérêt mutuel exprimé et confirmé

Maroc – Canada

La visite du ministre canadien, qui a été marquée par l’audience que lui a accordée jeudi S.M. le Roi Mohammed VI, au Palais Royal à Agadir, a surtout permis de relancer les négociations sur un accord de libre-échange entre les deux pays. Elle a également été l’occasion de procéder à la signature de deux protocoles d’entente portant sur le «projet d’appui à la réforme del’éducation par le biais de l’approche par compétences» (REAPC) et le «projet d’appui à la gestion des établissements du Maroc» (PAGESM). «Le gouvernement canadien se réjouit du lancement des négociations avec le Maroc sur un accord de libre-échange qui leur permettra l’accès aux marchés nord-américain et méditerranéen», a souligné S. Harper lors d’un point de presse conjoint avec son homologue, Abbas El Fassi. Ce dernier a indiqué que cet accord de libre-échange viendra s’ajouter à ceux signés par le Royaume du Maroc avec les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne, la Turquie, et les pays de la Déclaration d’Agadir (Maroc, Egypte, Tunisie, Jordanie). De l’avis des analystes, il existe un intérêt mutuel exprimé et confirmé, de part et d’autre, pour aller de l’avant dans les pourparlers. Selon Idriss Ettabaâ, coordonnateur au commerce et aux politiques agricoles à l’Union des producteurs agricoles (UPA) au Canada, «le sujet nous intéresse particulièrement au Canada, pour la simple raison que les Etats-Unis d’Amérique ont réussi à négocier un accord de libre-échange avec le Maroc.

Le fait que les USA ont réussi à négocier cet accord nous met un peu dans une situation moins confortable quand il s’agit d’exporter nos céréales et nos légumineuses» (www. lematin.ma).Sur ce point, le Canada a entrepris, ces dernières années, diverses initiatives afin d’accroître ses échanges avec le Maroc. Qu’il s’agisse des télécommunications, des réseaux de valeur ajoutée dans l’informatique, les nouvelles technologies de l’information, l’environnement ou les transports, le Canada peut aujourd’hui proposer au Maroc un partenariat qui associe l’expertise, l’expérience et le capital. Aussi, le Maroc peut-il constituer pour le Canada la plate-forme régionale à partir de laquelle les marchés de la Méditerranée, du Moyen-Orient et de l’Afrique pourraient s’ouvrir plus largement à la technologie et aux produits canadiens.

«A Ottawa, il existe un très grand marché, essentiellement anglophone, qui reste à explorer en vue de drainer davantage d’investissements», souligne Nouzha Chekrouni, ambassadeur du Maroc au Canada. A travers l’Accord de libre-échange, le Canada offre aux professionnels marocains l’opportunité de gagner des parts de marché dans toute la zone nord-américaine regroupant le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, et qui représente plus de 400 millions de consommateurs et plus de 80 milliards de dollars d’importations de produits de l’agroalimentaire et de la pêche. Durant ces dernières années, les échanges commerciaux entre le Canada et le Maroc se sont progressivement renforcés, puisqu’ils ont atteint 513 millions de dollars (375 millions d’euros) en 2009. En 2008, les exportations canadiennes vers le Maroc ont atteint plus de 2 milliards de DH et ses importations, près de 1 milliard de DH. Ce qui représente un excédent commercial de plus de 1 milliard de DH pour le Canada.

Bien que toujours dominées par les matières premières, les exportations marocaines sont plus diversifiées et moins tributaires des produits agroalimentaires. Le Canada exporte vers le Maroc du blé dur, des légumineuses, du papier et des filaments synthétiques, ainsi que du matériel divers, des préparations médicales et cosmétiques et certains aliments préparés. Il importe du Maroc des agrumes, des produits pétroliers raffinés, des minerais (le feldspath, la leucite et le spath fluor), certains aliments préparés, des transistors et des dispositifs similaires ainsi que des vêtements. Les dernières données disponibles témoignent du fait que la valeur de l’échange entre les deux pays a atteint 3,1 milliards de dirhams en 2009, soit une hausse de près de 10% par rapport à 2008. Les fruits et légumes frais constituent la première catégorie exportée, avec 40% du volume global, suivie des agrumes (25%), des produits de la pêche (24%) et des fruits et légumes transformés (11%). Les produits transformés, issus de la pêche et de l’agriculture ont représenté un montant de 100 millions d’euros. Les plantes médicinales et aromatiques sont en tête avec une valeur globale de 55 millions d’euros.

Mécanisme pour un développement propre

Le Maroc et le Canada entretiennent des relations diplomatiques depuis 1962. Les liens d’amitié et de coopération ainsi établis entre les deux pays se sont progressivement renforcés au fil des années. Leur appartenance commune à la francophonie et la présence au Canada d’une communauté marocaine de plus de 110.000 personnes ― la plus importante communauté nord-africaine du pays ― rapproche les deux pays. Cette communauté marocaine, qui s’est restructurée dans la cadre du Congrès des Marocains du Canada (CMC), dispose désormais de sa représentation choisie en toute transparence. De même, les étudiants marocains poursuivant leurs études dans les universités et les écoles supérieures canadiennes participent activement au renforcement de ces relations. Celles-ci se fondent aussi sur le programme canadien d’aide publique au développement du Maroc. En décembre 2005, le gouvernement du Canada avait signé avec le Maroc un protocole d’entente prévoyant la collaboration des deux pays en vue de la réalisation de nouveaux projets dans le cadre du Mécanisme pour un développement propre (MDP). Dans ce cadre, les entreprises canadiennes sont de plus en plus intéressées à collaborer avec le gouvernement marocain pour la réalisation des projets du MDP.

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