Templates by BIGtheme NET
Accueil / Actualité Logistique / Actualités nationales / Aéroports : la capacité d’accueil sera portée à 36 millions de passagers en 2025

Aéroports : la capacité d’accueil sera portée à 36 millions de passagers en 2025

Le terminal 1 de l’aéroport Mohammed V sera réaménagé pour répondre aux exigences d’un hub international. Les aéroports de Marrakech, Fès, Nador, Tétouan, Zagora et Béni Mellal sont en cours de réaménagement. Des plateformes secondaires sont programmées dans des régions enclavées pour, entre autres, développer le tourisme de niches.

L’Office national des aéroports (ONDA) est décidé à augmenter ses capacités. Le choix n’est pas de construire de nouveaux aéroports, le pays dispose depuis longtemps d’une quinzaine de taille respectable répartis à travers les différentes régions. Il porte en fait sur le réaménagement et l’extension de ces infrastructures. Pour le moment, sont concernés les aéroports de Marrakech, Fès, Nador, Tétouan, Zagora, Béni Mellal et Mohammed V de Casablanca dont le chantier du terminal 1 traîne en longueur depuis plusieurs années pour des problèmes de conformité, entre autres. C’est la conception même du site et,

au-delà, sa fonctionnalité, qui sont remises en question. Une étude relative au diagnostic du fonctionnement des terminaux 1 et 2 confiée par l’ONDA au bureau d’études Ineco, en avril 2011, a confirmé l’existence des problèmes architecturaux qui se traduisent par le manque de fluidité du circuit des passagers et des bagages. Par exemple, il n’y a pas de connexion entre les deux terminaux. On peut lire dans le rapport que «les communications verticales des passerelles de débarquement génèrent des goulots d’étranglement et perturbent les flux d’embarquement». Tout ceci est aggravée par l’absence d’un système automatisé de traitement des bagages et l’insuffisance du nombre de sanitaires situés à l’extrémité des zones d’embarquement. Bref, les passagers sont souvent désorientés et perturbés par l’inconfort des lieux. Les défauts de conception sont aussi bien visibles au niveau de la surface commerciale qui, selon les experts qui ont effectué le diagnostic, est «non optimisée».

Formalités de départ et d’arrivée centralisées, et traitement des bagages automatisé

Pour réparer ces dégâts -ce ne sont pas de simples anomalies- et répondre aux exigences d’un hub international appelé à voir le nombre de ses passagers monter de 7 à 21 millions par an, une nouvelle variante du terminal 1 a été proposée par le bureau d’études. L’option retenue est de séparer les flux de trafic domestique, international et des correspondances, et le réaménagement de la zone commerciale. Les formalités de départ et d’arrivée devront être centralisées, et le traitement des bagages automatisé dans les deux sens. Les travaux, qui ont repris après une longue suspension, devraient aussi aboutir à une plus grande facilitation de la circulation des navettes entre les deux terminaux et l’augmentation des surfaces disponibles pour améliorer le confort des passagers (hôtel, restauration, espaces VIP, etc.).

Ce chantier du premier aéroport du pays mobilise donc beaucoup d’énergie et surtout des financements conséquents, rendus plus lourds par les ratés de départ. Néanmoins, le programme de l’ONDA reste ambitieux parce qu’en dehors des aéroports régionaux, les plateformes secondaires (Bouarfa, Taza, Ifrane, Tan Tan et Tata) seront aussi réaménagés. L’objectif est de désenclaver certaines zones et de faciliter l’essor du tourisme rural et de niches.

Actuellement, la capacité aéroportuaire du pays est de 23,5 millions de passagers et devrait atteindre 46 millions d’ici 2014,  après l’achèvement des projets en cours de réalisation. Suffisant pour répondre aux besoins, principalement aux impératifs de la Vision 2020 bâtie sur un objectif de 20 millions d’entrées à cette échéance. D’après les prévisions de l’office, le trafic passagers atteindra les 18 millions en 2015, près de 25 millions en 2020 et 36,5 millions en 2025.
Le but de l’ONDA est d’arriver à une capacité de 51 millions de passagers à l’achèvement -aucun délai n’est annoncé- du programme de développement aéroportuaire. Peut être que ce sera avant 2030. Car à cette date, le flux de passagers attendu (51,79 millions) sera à peu près équivalent à la capacité prévue.


Source : Le matin

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*