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Commerce extérieur : De l’appui financier pour encourager les exportateurs

Les pouvoirs publics ont mis en place, en partenariat avec le secteur privé, le programme des «Contrats de croissance à l’export», pour apporter un soutien financier aux entreprises porteuses d’un business plan ambitieux à l’export.

C’est parti pour le programme des «Contrats de Croissance à l’export», l’un des six piliers de la stratégie «Maroc Export Plus» qui vise à développer les exportations marocaines. Et il était temps, puisque la balance commerciale pâtit d’un déséquilibre qui s’aggrave de mois en mois, avec un ralentissement des exportations et une accélération des importations, ce qui appelle des mesures d’urgence. La solution ne viendra notamment pas de la promotion des exportations et c’est ce que vise ce programme mis en place par le département du Commerce extérieur, en partenariat avec le ministère de l’Économie et des finances, la CGEM et Maroc Export. Pour ce faire, ce programme, lancé hier à Casablanca par Abdelkader Aâmara, ministre du Commerce de l’industrie et des nouvelles technologies, et de Meryem Bensaleh Chaqroun, présidente de la CGEM, apportera un soutien financier aux entreprises de droit marocain, porteuses d’un business plan ambitieux à l’export pour la réalisation dudit plan. À travers ce dispositif, ces initiateurs visent à générer des exportations additionnelles, permettre aux entreprises exportatrices d’accéder à certains moyens nécessaires au développement de leurs produits sur les marchés cibles et à convertir des entreprises exportatrices occasionnelles et non exportatrices en entreprises exportatrices professionnelles et régulières.

Le programme, qui a pour horizon 201, se montre très ambitieux de l’avis même de Mme Bensaleh Chaqroune. En fait, il vise à faire profiter de son appui financier 375 entreprises exportatrices ou potentiellement exportatrices. Deux catégories d’entreprises pourront postuler pour ce programme. La première catégorie est constituée d’«entreprises confirmées à l’export» dont le chiffre d’affaires à l’export est compris entre 50 et 500 millions de DH par an. Le nombre de bénéficiaires de cette catégorie est plafonné par le programme à 75 entreprises. La deuxième catégorie est composée d’«entreprises exportatrices émergentes», dont le chiffre d’affaires à l’export est inférieur à 50 millions de DH par an. Le nombre visé est 300 entreprises. En ce qui concerne le champ d’application du programme, cet appui financier est destiné aux frais relatifs à la réalisation et à la mise en œuvre du plan d’action marketing ou commercial visant à développer les exportations de l’entreprise bénéficiaire dans ses marchés cibles.

S’agissant des modalités de financement, le montant de l’appui représente 10% du chiffre d’affaires additionnel à l’export pour une année donnée, pendant trois ans. Toutefois, cet appui est plafonné annuellement à 5 MDH pour les exportateurs confirmés et à 2 MDH pour les exportatrices émergentes et ce montant n’est accordé que sous condition de réalisation d’une croissance additionnelle minimale de chiffre d’affaires à l’export.

Ce programme présente l’avantage, selon ses initiateurs, de permettre au bénéficiaire d’avoir une avance de 40% dès le départ, c’est-à-dire une fois le montant de l’appui calculé, et ce pour participer au financement du plan de développement à l’export de l’entreprise.

En guise de contrôle, l’entreprise est tenue de présenter des rapports trimestriels sur l’état d’avancement de ce plan, ainsi que les justificatifs des dépenses réalisées. Après la clôture de l’exercice, l’entreprise peut bénéficier du reliquat du montant d’appui après présentation des justifications des dépenses. Il est à noter que les coûts de réalisation du projet pour la première année sont pris en charge par l’État à hauteur de 80%, le reste devant être apporté par l’entreprise.

Les entreprises ciblées

Le programme s’adresse aux entreprises de droit marocain, ayant au minimum deux années d’activité au moment du dépôt de la demande. Ces entreprises peuvent soumissionner à titre individuel, ou dans le cadre d’un consortium ou d’un groupement d’entreprises. Les entreprises candidates doivent également avoir une situation régulière vis-à-vis du registre de commerce, de l’administration fiscale, de la CNSS et de l’AMO.

 

Source : Le matin

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