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Le port de Casablanca

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, au lancement des travaux de construction du troisième terminal à conteneurs du port de Casablanca et donné le coup d’envoi des travaux d’aménagement de la desserte nord de cette infrastructure portuaire, pour un coût global estimé à 1,810 milliard DH.

Le projet consiste en le dragage-déroctage des souilles, du bassin d’accostage et de la zone d’évitage, la construction d’un mur de quai en caissons de 530 ml de longueur et le remblaiement d’environ 11,5 hectares de terre-plein pour disposer d’une surface totale de 30 ha.
Ce troisième terminal permettra de répondre à la forte croissance que connaît la conteneurisation au niveau mondial (+10%) et de bénéficier des multiples avantages qu’offre ce mode de transport plus rapide, plus sûr, plus performant et moins coûteux.

Ce projet intervient également dans un contexte international marqué par le démantèlement tarifaire douanier progressif. Il fait suite à la conclusion par le Maroc de plusieurs accords de libre-échange, l’accélération des investissements et de réalisation de projets de développement dans le Royaume impliquant une hausse des importations, la libéralisation du transport maritime au Maroc et le renforcement de la concurrence entre armateurs.

Ce qui se traduit par une augmentation de la taille des navires conteneurs, la transformation possible du port de Casablanca en « way-port » par les armateurs, ce qui se traduira davantage par l’utilisation de grands navires.
D’autre part, en vue d’alléger la pression exercée sur les accès du port et alléger la circulation dans les principales artères mitoyennes, S.M. le Roi a donné le coup d’envoi des travaux d’aménagement de la desserte nord du port de la métropole, dont le coût est estimé à 110 MDH.

Cette desserte, qui devrait être mise en service en avril 2010, vise à faciliter l’accès au port directement à partir du boulevard Moulay Ismail à proximité de la centrale ONE, assurer une meilleure fluidité du trafic routier du port, fluidifier le trafic des camions à l’entrée et à la sortie du port et à garantir une meilleure répartition du trafic entre les différentes portes du port. Le projet consiste en la réalisation d’une chaussée à 4 voies avec accotements de 1m sur une longueur de 1.500 m, de deux voies de 3,5 m chacune de largeur sur une longueur de 200 m pour stationnement (attente) des camions, d’un talus en tétrapodes et enrochement pour la protection des terre-pleins côté mer et la viabilisation de la desserte (éclairage, assainissement, signalisation…). Premier au niveau du Royaume et l’un des plus importants d’Afrique, le port de Casablanca traite un trafic de plus de 26,3 millions de tonnes par an, soit plus de 36% du trafic portuaire national. Ces marchandises sont acheminées de et vers le port de Casablanca, à bord de plus 3.300 escales par an.

Grâce à son ‘’hinterland » au centre d’une puissance économique en développement continu, le port de Casablanca assure près de 87% du trafic national des conteneurs en mettant à la disposition des opérateurs économiques une offre portuaire composée de deux terminaux à conteneurs (1.000 mètres linéaires de quai) et d’une logistique industrielle de pointe (portiques, engins de parc, système de gestion automatisée des terminaux à conteneurs). Par l’évolution rapide de l’activité conteneurs marquée par une progression à deux chiffres durant la dernière décennie, qui s’est accentuée durant l’année 2007 (+20%), les installations dédiées au traitement de ce trafic ont été saturées et le port de Casablanca a vécu une situation de congestion. Pour faire face à cette situation, un programme d’actions a été élaboré par l’ANP, en étroite concertation avec la communauté portuaire.

Ce programme a donné lieu à une « feuille de route », signée le 14 décembre 2007, qui s’articule autour des principaux axes suivants: le développement accéléré de nouvelles infrastructures et superstructures portuaires dans la zone de Casablanca, la réorganisation du mode d’exploitation de l’espace portuaire, la simplification et la rationalisation des procédures de contrôle des différents intervenants dans la chaîne du transit portuaire, ainsi que sur l’optimisation du circuit d’information entre les différentes parties prenantes. Dans le cadre du déploiement de ces axes et en vue de renforcer l’offre portuaire de traitement de l’activité conteneurs, le deuxième terminal concédé à SOMAPORT sera mis en service en décembre prochain. Avec ce terminal, d’une capacité de 300.000 EVP, la capacité du port de Casablanca sera portée à un million de conteneurs EVP par an. Dans le même souci de répondre au développement soutenu du trafic des conteneurs, l’ANP a lancé la construction d’un troisième terminal à conteneurs, dont le Souverain a donné le coup d’envoi jeudi.

Avec la réalisation de ce projet, le port de Casablanca est assuré de conforter sa compétitivité grâce aux différentes composantes de ce terminal répondant aux standards internationaux, en ce sens qu’il est doté d’une infrastructure d’accueil des navires composée d’un linéaire de 600 m de quai et d’une profondeur allant de 12 à 14 m permettant de recevoir plusieurs navires simultanément, un terre-plein de 30 ha pour le stockage des conteneurs et des équipements de pointe, qui seront mis en place par le futur concessionnaire

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